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Larmes de haine (Pokémon)
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Crayonne
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Message Posté le : Ven 7 Mar - 12:20 (2014)    Sujet du message : Larmes de haine (Pokémon) Répondre en citant

Synopsis : Perdre un être cher est la pire chose qu'il puisse arriver. Il le hait. Il a tué son ami. Il lui a prit tellement de choses... La haine l'habite depuis toujours, mais là... Il n'est plus que haine.

Larmes de Haine


J’avais sentis les battement de son cœur ralentirent petit à petit. Ses blessures ne s’arrêtaient pas de saigner, encore et encore. Bien entendu, il n’y avait pas de centre de soins sur ce fichu bateau ! Rien, que dalle, nada, niet. Même pas une simple infirmerie. Et lui, qui s’était retourner après sa victoire pour aller je ne sais où. Je le haïssais déjà depuis longtemps, mais ma haine est devenue encore plus forte envers lui.
Tout était de sa faute. SA FAUTE !!!
Oh, il était heureux, ça oui. Il a toujours été heureux. Toujours.
Sa maman s’occupait de lui, et j’étais jaloux. Oui, jaloux. J’avais qui pour s’occuper de moi ? Mes parents ? Tu parles. Mes parents, ils doivent être morts depuis un moment. Avec cette fichue guerre, ils ont dû se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment. De toute façon, je ne les ais pas connus plus que ça, j’étais trop jeune, alors pourquoi est ce que je les pleurerais ? Et puis, je n’étais pas le seul à avoir perdu de la famille dans cette maudite guerre. Son père n’était jamais revenu. Il avait fallut qu’il se fasse une raison : il était mort. Moi, je m’en fichais. Au contraire, le voir chialer pendant tout ce temps, ça m’a fait marrer. Y’avait toujours sa crétine de mère pour le consoler. Un vrai bébé. Moi, je n’ai jamais pleuré. Jamais. Quand mon grand père m’a dit que mes parents étaient morts, je n’ai pas pleuré. Et lui se permettait de chialer à tout bout de champ dans les bras de sa mère en appelant désespérément son père. Un vrai gamin. Il n’avait même pas honte. Tout le monde dans le village le plaignait. Oh le pauvre petit, il a perdu son papa. Même mon grand père s’y était mit ! Il déraillait tellement qu’il en avait même oublié mon prénom. J’étais constamment en train de lui dire. Ca faisait rire tout le monde, mais ce petit crétin.
Et là, ce salaud l’avait tué. Il avait tué mon ami. Ce gamin qui passait son temps à chialer dans les jupons de sa mère venait de me prendre mon ami. Il n’y avait pas été de main morte. Les coups pleuvaient dans tout les sens, j’avais beau hurlé, j’avais beau m’énerver, mais rien. Rien. Il s’est acharné dessus jusqu’à le tuer.
Salaud. Un jour ce sera mon tour. Un jour, je te montrerais. Moi aussi je suis doué pour ça. Je te dépasserais en tout, et je te regarderais de haut. J’essuierais mes pompes sur ton visage, et je te jure que ça me fera rire comme tu ne m’as jamais entendu rire.
Le bateau venait enfin d’accoster. Enfin. Mais il était trop tard. J’en descendis rapidement, les larmes aux yeux, portant le corps sans vie de mon ami. Il était mort. Il l’avait tué. Il n’avait eu aucun remord à faire ça. Rien. Il s’était retourné avec un sourire. Le salaud. Je lui ferait payé au centuple ce qu’il a osé faire ! Je lui ferais payer cette mort injustifiée !
Je ne sais pas pendant combien de temps j’ai marché. Très longtemps sûrement puisque j’avais très mal dans les jambes. J’avais des fourmis dans les bras aussi, mais je ne le lâcherais pas. Jamais. L’air était frais, le ciel était bleu. Mais dans mon cœur, tout était noir. Noir comme les ténèbres, noir comme ma haine pour lui. Je voulais pleurer, mais je refoulais mes larmes. Pas avant qu’il ait payé. Pas avant.
Au loin, je voyais la grande tour. Je savais que j’approchai de mon but. Je serrais le petit corps sans vie contre moi. Il était déjà froid. Des gamins s’amusaient non loin de la ville. A voir le piteux état dans lequel ils se trouvent, ils n’ont pas du être épargnés par la guerre. Il y en a un très jeun qui fait des allés retour le long de la route, il ne doit pas avoir cinq ans. Je détourne la tête pour ne pas voir la misère qui règne ici. Une gamine me regarde sans dire un mot.
Me regarde est un bien grand mot.
Ce qui l’intéresse, c’est ce que je tiens dans mes bras. Elle le regarde avec envie. Je le serre contre moi. Les yeux de cette fille sont vides, et la seule chose que j’arrive à lire dedans, c’est la faim qui doit lui tenailler l’estomac. Elle s’approche, les bras tendus vers moi.
Je me suis mit à courir vers la tour, je n’en avais rien à faire d’avoir mal aux jambes à ce moment là. J’ai couru, couru. J’ai entendu la gamine se mettre à pleurer. Rien à foutre.
A peine avais je passé la porte que je m’arrêtais net. Oui, la tour était un cimetière immense. Il s’étalait sur plusieurs étages. Je commençais alors à marcher lentement dans l’allée centrale. Il fallait que je trouve une place où il pourrait enfin se reposer pour toujours. Des bruits étranges me firent tourner la tête à gauche. Au fond d’une des allées, on pouvais voir un vieillard creuser la terre à même les mains. Face à lui, deux gamins qui attendent, les yeux agrandient par l’envie. Les mains qui creusent s’arrêtent d’un seul coup, elles tirent sur quelque chose. Il y a un horrible craquement, puis un morceau de corps à moitié pourri et rongé par les vers est tendu vers les gamins qui se jettent dessus. A cet instant, je n’avais qu’une seule envie : vomir et partir en courant de cet endroit. Je me ressaisis et accéléra ma vitesse de marche.     
A mon grand soulagement, plus je montais les étages, moins il y avait de gens… Tant mieux. Je n’aurais pas supporté une autre scène comme celle à laquelle je venais d’assister. L’étage dans lequel je venais de pénétrer était vide. Il y avait des petites tombes partout, mais personne. Je décidais alors que c’était le meilleur endroit pour lui. Je le posait doucement au sol et me mit à creuser un trou assez grand. Il ne me fallut pas très longtemps pour arriver à mes fins. Délicatement, je l’y mit, puis je recouvrais le tout de terre. Au moins, à cet étage, personne ne viendrait profaner sa tombe.
Je descendis rapidement, tournant la tête lorsque je passai devant ces gens. Mais détourner le regard ne m’empêcha pas d’entendre les bruits. Bruits horrible d’os qui craquent, de chair déchirée et mâchée bruyamment. J’en avais la nausée. La lumière de dehors n’était pas loin. J’allais la retrouver avec plaisir.
Tu parles.
J’avais à peine posé le pied dehors que je tombai sur la personne que j’haïssais le plus au monde. Lui.  Il me regardait avec un sourire, indifférent. Je lui demandais :
« Qu’est ce que tu fais là ? Tes pokémons ne sont pas morts… »
Il ne me répondit même pas. Salaud. Il avait tué mon Rattatac. Il l’avait tué sans lui laisser la moindre chance de s’en sortir vivant.  



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Message Posté le : Ven 7 Mar - 12:20 (2014)    Sujet du message : Publicité

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